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Appel à idées : Free2B - Good Google
Écrit par Bruno Decroocq   
07-10-2008

GOOGLE : Projet 10100

 

Le projet 10100 fait appel à vos idées pour changer le monde en venant en aide au plus grand nombre.

 

Objectif du projet

 

Jamais au cours de l'histoire autant de personnes n'ont détenu autant d'informations, n'ont eu autant d'outils à leur disposition ni autant de moyens pour donner vie aux bonnes idées. Paradoxalement, nombreux sont ceux, tous milieux confondus, qui pourraient bénéficier de ces ressources, à grande ou petite échelle.

Des études ont récemment montré qu'outre un niveau de vie acceptable, la seule chose qui rend les gens heureux est d'aider les autres.

Autrement dit, aider aide tout le monde, les autres et soi-même.

Il reste cependant une question : comment venir en aide aux autres ? Et comment offrir l'aide la plus utile ?

Chez Google, nous n'avons pas les réponses, mais nous pensons qu'elles existent. Peut-être dans un laboratoire, une société ou une université, ou peut-être pas.

Vous avez peut-être une idée de la réponse. Peut-être avez-vous observé quelque chose ou réfléchi à une idée ? Il est possible même que vous ayez remarqué quelque chose avec un rapport lointain ou que vous l'ayez redécouvert avec un regard neuf.

Si vous avez une idée qui, selon vous, est susceptible d'aider quelqu'un, nous voulons la connaître. Nous sommes à la recherche d'idées pouvant venir en aide au plus grand nombre, quelles qu'elles soit, et nous nous engageons à financer leur lancement. Vous pouvez envoyer vos idées et participer au vote. Un comité consultatif se chargera de choisir les meilleures d'entre elles.

Bonne chance. Et que le projet le plus bienfaisant gagne !

 

PROPOSITION FREE2B

 

  • Décrivez votre idée en une phrase (150 caractères maximum)

 

La « freeconomie » vise à "racheter l'économie", en constituant un « patrimoine économique de bien commun ». C'est le projet Free2B.

 

  • Décrivez votre idée plus en détail (300 mots max.)

 

Le projet Fre2B vise à la création et/ou reprise d'entreprises, développées à partir de la libre initiative, dont la propriété formera un patrimoine économique mondial de "Bien Commun" inaliénable et incessible.

Réconcilier les intérêts particuliers et l'intérêt général suppose de soumettre, librement et de manière responsable, le premier au second. En modifiant le régime de propriété des entreprises, on transforme le cercle vicieux de l'égoïsme en cercle vertueux du bien commun.

Lorsque toute l'économie sera rachetée, l'argent sera devenu inutile et la gratuité naturelle.

Chaque entreprise sera gérée de manière transparente sur internet matrice du projet. Les processus de production, de commercialisation et de comptabilité seront publics. Chacun, client et/ou producteur, pourra librement contribuer à développer les produits et les services. Google pourrait fournir de l'argent mais aussi être le moteur de communication, et le fournisseur d'outils collaboratifs pour le projet Free2B.

Pourquoi Google? Car, qui mieux que Google connaît la valeur des contenus "gratuits" de l'internet? C'est l'essence de son moteur. Les contenus payants ou commerciaux sont d'ailleurs littéralement "marginalisés" au sens où ils apparaissent,lors de nos requêtes, en marge des contenus "gratuits" proposés par la communauté mondiale des internautes qui fondent la valeur de Google.

Je propose donc que Google rende à la gratuité ce qu'elle lui apporte en investissant l'argent du concours comme participation dans le "rachat de l'économie". Cette offre prolonge ainsi le slogan "don't be evil" au coeur des valeurs de Google en un "be good" assumé pleinement et proactivement dans la production du Bien et de biens communs. L'idée de la "freeconomie" prolonge le projet de Google en assumant d'instaurer cette gratuité, non plus seulement comme moyen, mais comme fin.

Proposition de slogan « Free2B Good Google ».

 

 

 
  • Quel problème votre idée permet-elle d'aborder (150 mots max.) ?

  

L'argent est une formidable technologie de l'information et de la communication. Il a permis l'échange et le commerce entre tous les hommes. Par sa nature même de valeur de toutes les valeurs, l'argent est passé du statut de moyen à fin.

Or, la crise financière à laquelle nous assistons témoigne avec brutalité des effets pervers de ce glissement et du chaos systémique qu'il produit. Du « bon » argent on passe au « mauvais (evil) » argent».

En rachetant l'économie, par la libre initiative de tous et au profit de tous,le projet Free2B permet de dépasser pacifiquement ce problème et d'imaginer une économie nouvelle basée sur la liberté, la gratuité et la responsabilité dans le cadre de l'espace public d'un internet mondialisé.


Je n'ai pas la place ici de développer l'ensemble de ces analyses. Les recherches sur la freeconomie se développent dans le cadre public et participatif d'un wiki

 

 

  • Si votre idée devenait réalité, qui en bénéficierait le plus et pourquoi (150 mots max.) ?

 

Racheter l'économie permettrait de redonner un sens commun, universel à l'économie. Nous avons devant nous un défi climatique (surexploitation des ressources et modes de consommation qui dégradent l'environnement), un défi alimentaire, (spéculation sur les matières premières, gestion de « rareté » pour garantir des prix de marché) qui font peser des risques considérables sur l'humanité. Le projet «d'économie de bien commun » porté par Free2B permet d'assumer ses défis, en efficacité, morale et jouissance pour tous. Nous pouvons en effet, une fois débarrassé de l'argent et de ses mécanismes pervers envisager de régler le problème de la faim, de l'épuisement des ressources rares par la créativité publique et collective, par la mobilisation des savoirs et des bonnes volontés afin d'envisager un développement durable et pacifique entre tous les hommes.

 

 

  1. Quelles sont les étapes préliminaires requises pour lancer cette idée (150 mots max.) ?


    • Création d'une fondation, propriétaire du patrimoine économique de bien commun
    • Création d'un incubateur « free2b » sur internet pour créer et/ou reprendre des entreprises. Il s'agit d'une plate-forme collaborative, de communication et de commercialisation des entreprises « Free2B » et un espace public de transparence et de contrôle de l'ensemble des processus des entreprises.
    • Création d'un label « free2B certified »
    • Communication mondiale pour le lancement du projet « Free2B ».
    • Rachat de toute l'économie

 

 

  1. Décrivez les résultats optimaux au cas où votre idée serait sélectionnée et mise en œuvre avec succès. Comment pourriez-vous les évaluer (150 mots max.) ?


  • Produire des biens et des services de première nécessité à l'ensemble de l'humanité.
  • Satisfaction des besoins fondamentaux de tous. Paix, liberté et démocratie mondiale.

 

 

Dernière mise à jour : ( 11-11-2008 )
 
Free2B invité du 5ème Pôle
Écrit par Bruno Decroocq   
02-05-2008
Saluons avec plaisir la démarche participative et prospective initiée par les Conseils Locaux de Développement (CLD) mis en place conjointement aux négocations des nouveaux Contrats de Développements Rhône-Alpes. C'est à chaque fois l'occasion de mettre autour d'une même table sur des sujets bien différents, élus et citoyens.
 
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Merci au CLD 5ème Pôle pour cette invitation et ces débats divers et passionnés autour des nouvelles formes de l'économie et particulièrement autour d'un nouveau système de valeurs qu'on sent poindre de plus en plus. On se souvient notamment du rapport de Patrick Viveret "reconsidérer la richesse" du temps où il existait un secrétariat d'état à l'économie sociale et solidaire et qu'on voit ressurgir actuellement à l'occasion de la réflexion commandée par le président de la république aux deux Prix Nobel d'économie, Amartya Sen et Joseph Stiglitz, invités à réfléchir à une nouvelle définition de la valeur. Nous sommes pour notre part convaincu qu'aborder la question complexe de l'économie revient en dernier ressort à poser, sans tabous, la question de l'argent, tant il est le commun dénominateur de tellement d'aspects de nos vies assortie d'une prétention à les régler tous.
 
Dernière mise à jour : ( 26-05-2008 )
Lire la suite...
 
Nouveau projet : LAPTHÔP
Écrit par Jamel LOURAIDI   
01-04-2008

LAPTHÔP : Offrir à chaque personne hospitalisée la possibilité d’accéder à Internet depuis son lit. Un service complet où le patient se verra apporter à son chevet un PC portable équipé de tous les logiciels nécessaires et demandés et qui sera connecté au réseau Internet. Le patient pourra alors, à sa guise, utiliser ce service pour se distraire ou travailler (envoi de mail, chat, surf, visioconférence, jeux en ligne…etc.)

 

Participez au développement du projet LAPTHÔP

Dernière mise à jour : ( 02-05-2008 )
 
Enseignements de l'étude AMI
Écrit par Bruno Decroocq   
01-04-2008
L'étude de marché devant permettre de valider le besoin de services à la personne en matière d'assistance informatique et internet est terminée. Le questionnaire réalisé directement en ligne sur Free2B et les interviews au téléphone ou directement auprès des personnes a permis d'affiner le projet de l'AMI. Merci à tous ceux qui ont bien voulu participer à cette étude de marché, nous permettant ainsi de construire une offre adaptée.

Sans entrer dans le détail, voici les enseignements fondamentaux que nous avons retirés de cette étude de marché :

  • Les besoins d'assistance et de formation informatique et internet sont évidents
  • La défiance pour les offres classiques d'assistance téléphonique est très grande. On lira utilement à ce sujet le numéro de ce mois-çi du magazine "60 millions de consommateurs" qui consacre un dossier spécial à cette question et qui confirme les résultats de notre enquête.
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Dernière mise à jour : ( 01-04-2008 )
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Projet Free2B

Un projet politique

Le contexte politique et économique

Le contexte politique économique dans lequel s'inscrit Free2B est marqué par la mondialisation et l'économie ultra-libérale. Le propos n'est pas d'entamer ou de prolonger un débat idéologique, largement exploré et cultivé par ailleurs, ni non plus de détailler la recherche qui conduit notre action dans la cadre du développement de Free2B et qui serait trop longue à développer ici. Nous ne retiendrons que quelques repères objectifs qui orientent les choix clés que nous opérons pour définir Free2B.

L'économie de marché se développe partout dans le monde. Elle est basée sur une doctrine ultra-libérale qui se résume autour du concept de «main invisible du marché » qui nous servira de point de référence pour préciser le positionnement de Free2B par rapport au développement économique actuel. Nous pouvons caractériser cette « main invisible » ainsi :
"La « main invisible » est une expression célèbre due à Adam Smith, économiste anglais (1723 - 1790), considéré comme le père de l'école libérale. Personne avant lui n'avait autant mis l'accent sur le rôle central du marché dans le fonctionnement d'une économie. Dans son ouvrage le plus connu, "Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations" (1776), Adam Smith décrit comment par la recherche de l'intérêt individuel et du profit et par les mécanismes du marché, chaque citoyen contribue non seulement à s'enrichir personnellement mais également à accroître la richesse de la collectivité. La recherche de l'intérêt individuel est le plus sûr moyen d'oeuvrer pour accroître la richesse des nations et le rôle de l'État doit être strictement limité. "(...) Ce n'est que dans la vue d'un profit qu'un homme emploie son capital. Il tâchera toujours d'employer son capital dans le genre d'activité dont le produit lui permettra d'espérer gagner le plus d'argent. (...) A la vérité, son intention en général n'est pas en cela de servir l'intérêt public, et il ne sait même pas jusqu'à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère, il ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain ; en cela, il est conduit par une main invisible, à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler".

Force est de constater l'efficacité du marché à produire de la richesse. Nous pourrions nous en tenir à cette « main invisible »  et l'accompagner de nos voeux et de nos actions si l'histoire, depuis Adam Smith, ne nous rappelait pas les « ratés » du cercle pas tout à fait vertueux des égoïsmes qui ne concourent pas toujours, pour le dire d'un euphémisme, à l'intérêt général.
Il n'est pas utile ici de prétendre faire la liste complète de ces « ratés ». Chacun est le témoin quotidien des effets dévastateurs de ce « laissez-faire » des intérêts privés qui sont de plus en plus contradictoires de l'intérêt général. Ces mêmes intérêts privés qui,  au fur et à mesure du développement accéléré de la mondialisation, échappent, aux régulations publique et politique, qui étaient garanties jusqu'ici, par les Etats. La France, de ce point de vue là, a pu être considéré comme un exemple réussi d'une économie mixte (le modèle social français se dissout de plus en plus), à la fois publique et privée, qui organisait, dans le rapport de force et le dialogue social une forme d'équilibre entre intérêt général et intérêts privés.

On se contentera de citer quelques effets de ces « ratés » de « la main invisible du marché » :
  • Augmentation de la misère
  • Compétition des territoires et des individus entre eux, compétition qui favorise les plus riches et exclut les plus pauvres.
  • Impact environnemental dont le diagnostic, largement partagé par les scientifiques,  indique jusqu'à des perspectives fatales pour l'espèce humaine.

Cette situation conduit à une réflexion de plus en plus active pour trouver, directement dans l'économie, les correctifs et les régulations nécessaires à rétablir l'équilibre rompu et sortir de la grave crise de confiance qui frappe le modèle de l'économie ultra-libérale.

Le développement durable, l'économie sociale et solidaire,  l'investissement éthique, le commerce équitable,  en sont les manifestations économiques les plus explicites.

Néanmoins elles comportent presque toutes la même limite : elles sont basées sur la propriété privée du capital et ne forment pas un système en tant que tel, seul à même d'offrir une véritable alternative vertueuse.

Il n'est point besoin d'être économiste pour comprendre que l'intérêt général, pourtant pris en compte pleinement dans ses approches, sera toujours, en dernier ressort, soumis à l'impératif de rentabilité du capital privé. Cette loi du profit qui détermine ce qui vit et ce qui meurt en matière d'économie pose mal l'ordre des priorités et, disons-le, rend suspecte, la poursuite réelle d'objectifs éthiques et moraux souvent utilisés, parfois « instrumentalisés » comme de simples stratégies marketing. Stratégies marketing positives qui aiguisent également les opportunismes les plus mercantiles d'acteurs moins scrupuleux. Ces seules suspicions suffisent à rompre la nécessaire confiance dans ces dispositifs, confiance pourtant seule à même de construire un cercle vertueux mobilisateur et fondement de toute économie. On ajoutera enfin ici que l'économie solidaire et sociale est souvent tenue aux marges peu rentables du marché. Il faut souvent l'intervention financière publique pour garantir les grands équilibres comptables et financiers des entreprises.

Sur le plan politique, la constitution d'une société civile mondiale, encore en germe, qui développe l'idée qu'un autre monde est possible ou encore les alternatives politiques à l'oeuvre à l'échelle de l'Amérique du Sud  sont des tentatives de rééquilibrage entre intérêts privés et intérêt général. Ces approches politiques sont souvent des résistances sans projet qui font le lit d'autres violences ou d'autres impasses, souvent construites, à partir d'une idéologie et d'une stigmatisation simplificatrice qui désignent les bons d'un côté et les méchants de l'autre.

Ce serait pourtant une dangereuse illusion d'imaginer que nous pourrons supporter encore longtemps les dysfonctionnements d'une économie, sans régulation, livrée aux seules forces de l'égoïsme. Si nous sommes avec Smith convaincus que l'intérêt particulier est un formidable moteur de liberté et de développement, nous sommes également convaincus que pour que cet intérêt égoïste trouve à s'exprimer pleinement, il doit reprendre à son propre compte l'intérêt général  et s'y soumettre consciemment et librement.


Etude des besoins politiques :

Le calendrier électoral français nous donne une étude actualisée de l'offre politique. On peut essayer, à partir des résultats constatés et des analyses les plus souvent produites par  les observateurs,  de dégager quelques lignes qui renforcent la cohérence et l'ouverture politique (au sens d'intérêt général) développées par Free2B.

  • La rupture bâtie sur une cohérence idéologique d'une « droite décomplexée » (approche de Nicolas Sarkozy)
  • Le pragmatisme contre l'idéologie appuyée sur la morale publique et l'intérêt général, pour une sociale-démocratie (approche de François Bayrou)
  • La démocratie participative également portée du côté d'une sociale-démocratie par Ségolène Royale
  • L'effritement des extrêmes, sauf de la LCR qui est aujourd'hui la deuxième force politique de gauche et dont le slogan était le suivant : « nos vies valent mieux que leurs profits ». On peut rapprocher ce bon score relatif de la LCR des mouvements sociaux incarnés par la "gauche anti-libérale", mouvement qui cherche encore son unité. 

Free2B propose un modèle économique de rupture, la Freeconomie, fondée sur le passage de la propriété privée des moyens de production à la constitution d'un patrimoine économique de Bien Commun.
De ce point de vue, Free2B souscrit pleinement à l'idée que « nos vies valent mieux que les profits (sous-entendu de quelques-uns) ». Son approche permet de responsabiliser chacun d'entre nous, à inscrire sa participation politique, non plus seulement au niveau des discours ou des scansions électorales mais à prendre « parti », de manière consciente, libre et concrète pour un développement économique, dans lequel, chacun transforme son argent (épargne et consommation) en choix de société : celui de l'intérêt général. C'est le prolongement naturel de la démocratie participative.

Free2B est basée sur la libre entreprise et utilise à plein les mécanismes du marché dans une approche politique du « réel ». De ce point de vue là, il vise à réaliser les conditions d'une véritable sociale démocratie. L'aspect démocratique étant garanti par le contrôle des entreprises Free2B d'abord par les participants qui s'organisent autour du principe « un participant = une voix » et ensuite, de manière plus large, par la  transparence publique inconditionnelle de l'ensemble des processus. C'est ici que nous quittons la « main invisible » du marché, pour celle  « visible », consciente, qui signe la participation de chacun à son propre intérêt légitime et en même temps au développement de l'intérêt général; ici que  Smith a besoin de Marx :

"Tout comme l'homme primitif, l'homme civilisé est forcé de se mesurer avec la nature pour satisfaire ses besoins, conserver et reproduire sa vie; cette contrainte existe pour l'homme dans toutes les formes de la société et sous tous les types de production. Avec son développement, cet empire de la nécessité naturelle s'élargit parce que les besoins se multiplient; mais, en même temps, se développe le processus productif pour les satisfaire. Dans ce domaine, la liberté ne peut consister qu'en ceci : les producteurs associés - l'homme socialisé - règlent de manière rationnelle leurs échanges organiques avec la nature et les soumettent à leur contrôle commun au lieu d'être dominés par la puissance aveugle de ces échanges ; et ils les accomplissent en dépensant le moins d'énergie possible, dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine. Mais l'empire de la nécessité n'en subsiste pas moins. C'est au-delà que commence l'épanouissement de la puissance humaine qui est sa propre fin, le véritable règne de la liberté qui, cependant, ne peut fleurir qu'en se fondant sur ce règne de la nécessité."

Ce processus dynamique de croissance de l'intérêt général trouve son terme lorsque l'ensemble des activités économiques font partie intégrante du patrimoine commun. A ce moment là, la freeconomie ainsi constituée n'aura plus besoin de l'argent comme mécanisme d'échanges (fin du processus de rachat de l'argent), son système de valeurs, fondé sur la liberté, la responsabilité et l'intérêt général se suffisant à lui-même et étant garanti par le contrôle public et démocratique.

La condition du cercle vertueux est l'inscription d'un capital économique commun et inaliénable, basé sur l'intérêt général, comme fondement et comme finalité du processus économique d'accumulation et de croissance.  La transparence absolue du processus, soumise  au contrôle public et démocratique de tous, est la seule garantie réelle d'un développement harmonieux. Les activités développées en plein coeur de l'économie productive et financière néo-libérale en construisent l'alternative efficace et pacifique. C'est la freeconomie.

Et avant de rentrer un peu plus concrètement dans les modalités pratiques de la mise en oeuvre de Free2B disons encore que l'intérêt égoïste trouve dans l'urgence et l'ampleur des nécessités de l'intérêt général, pas seulement des frustrations et des renoncements. mais des rétributions d'excellente qualité : argent, morale, épanouissement, challenge collectif, préparation de l'avenir...
 
Free2B et la gratuité?

Free2B est un moyen pacifique et respectueux des régles du marché pour réaliser la gratuité au sens de démonétisation. Il s'agit, ni plus ni moins, que de "racheter l'argent" pour le dépasser. Faisons quelques projections. Imaginons que, disons 15 millions de personnes annoncent que demain matin, elles vont retirer leur épargne de leur banque pour l'investir dans Free2Bank. C'est la faillite d'une partie du système bancaire. Aucune banque ne dispose des fonds pour voir s'évaporer plus d'un certain nombre (20%? du total de ses dépôts, pourcentage qui correspond à son fond de garantie) de ses clients en même temps, sans être en cessation de paiement. Poussons encore ce chiffre de nouveaux clients Free2Bank  a une masse critique suffisante et c'est la bulle monétaire qui explose. Tout le système financier qui s'effondre.

Cela veut dire que dans l'absolu, seule la menace d'un nombre suffisant de personnes de transférer leurs comptes bancaires vers Free2B pourrait suffire à mettre en faillite la bulle monétaire, à stopper la course folle de l'argent pour l'argent. 

 

Pour réaliser cet objectif, plusieurs voies sont possibles :

  • Nous pouvons commencer, petit à petit, à ouvrir une banque, à créer des entreprises et faire monter en puissance l'ensemble.
  • Mettre en ligne une pétition pour constater et développer le nombre de personnes prêtes à transférer leur compte vers Free2Bank. Cette démarche est très simple. Elle permet à chacun de déclarer qu'il est prêt à transférer son compte bancaire vers Free2Bank.
  • Dans tous les cas, il est important de communiquer le plus largement possible pour développer le modèle Free2B.

 

 

Est-ce grave? Est-ce que cela empêcherait, dans l'absolu, les gens de travailler? L'intérêt général posé comme moteur de la freeconomie nous redirait, que l'économie trouve sa justification dans la production de "bien" et de "service". Qui nous empêcherait de développer  du - des -biens et du - des services? Nous pourrions consacrer les formidables capacités de production, de communication, de transport, au service des besoins fondamentaux de chacun, garantissant ainsi sa dignité.  Nous disposons de moyens d'actions colossaux pour répondre aux urgences les plus criantes  (Surplus alimentaires, ONG, etc...). Et une fois satisfaits les besoins primaires de chacun avons nous besoin de l'argent pour développer nos identités, occuper notre temps, nous enrichir de nos cultures et de nos différences?

 
Free2B et le commerce équitable?
Nous considérons que les concepts de commerce équitable, de développement durable, de fonds d'investissements éthiques sont la preuve d'une tentative d'harmonisation vertueuse entre l'économie, le social mais aussi l'environnement. Néanmoins, cette tentative vient buter de manière "systémique" sur les règles du jeu du marché qui pose, en dernier arbitre, la primauté du profit et de la rentabilité du capital privé. C'est à partir de ce point limite que se construit le projet Free2B qui propose la modification du régime de propriété du capital qu'il entend développer comme le patrimoine économique de bien commun.
 
Free2B : une utopie?
Pas plus que d'imaginer que nous pourrons continuer comme ça. L'avantage de cette utopile là, c'est qu'au moins, elle ne promet rien à personne, elle invite chacun, sans jamais convoquer, à faire vivre ses  belles idées dans l'espace public, à les rendre cohérentes d'actions concrètes sonnantes et jamais trébuchantes ;-). Liberté, responsabilité...Décision. Alors vous décidez quoi?
 
Pourquoi un nom anglais?
Pourquoi avoir choisi un nom anglais : "Free2B". C'est presque un crime de lèse-majesté!!! Simplement parce que le projet Free2B, s'il trouve son origine en Ardèche s'adresse potentiellement au monde entier et que l'anglais devrait lui faciliter de passer les frontières;-). Soit mais que veut dire Free2B? "Libre pour être" et nous profitons également du double sens anglais du mot "free" qui veut dire "libre" mais aussi "gratuit". Il y a également un subtil jeu de mot sur le "toB" car on parle beaucoup sur internet de "BtoB" qui veut dire "business to business". Du coup Free2B peut aussi être compris comme la liberté et la gratuité pour le business ;-).Et quand les ardéchois auront fait un effort pour les anglophones, les anglophones seront prêts à faire l'effort pour apprendre le patois ardéchois.
 
In you we trust?
Que veut dire "In you we trust". C'est un clin d'oeil à la mention inscrite sur les dollars : "in god we trust"  qui signifie "en Dieu, nous avons confiance", ce que nous avons transformé "en vous nous avons confiance".
 
Patrimoine économique mondial?
On connait tous les patrimoines mondiaux de la culture ou des sites historiques, naturels préservés par l'UNESCO. Est-ce si difficile d'imaginer un patrimoine économique mondial sous la même égide? L'importance de l'économie inscrite au coeur de nos vies le légitime pleinement.  Cette inscription a pour objectif d'éviter l'appropriation privative du capital des entreprises. Insaisissable d'être incessible. Nos vies ne sont pas à vendre. 
 
Qui garantit la transparence de Free2B?
Nous. Nous, citoyens, élus, médias, experts  aurons le droit absolu de demander toutes les informations que nous souhaitons sur les activités des entreprises Free2B. Nous pouvons nommer des experts indépendants pour vérifier les comptes, tourner et retourner les chiffres et nous prendre en défaut. Nous porterons plainte avec vous contre nous, si besoin.
 
Free2B et la concurrence?
La concurrence c'est utile, efficace aussi. C'est une règle fondamentale du marché qui a fait ses preuves. Et pour s'en convaincre, une petite citation du pape de l'ultra-libéralisme, Friedrich August von Hayek (1899-1992) - qui fera bonne mesure au Marx de la porte d'entrée :"La concurrence n'est pas seulement la seule méthode que nous connaissions pour profiter des connaissances et des talents que peuvent avoir les autres, mais elle est aussi la méthode par laquelle nous avons été amenés à  acquérir les connaissances et les talents que nous-mêmes possédons. C'est là ce que ne comprennent pas les gens qui disent que le plaidoyer pour la concurrence repose sur une hypothèse du comportement rationnel de ceux qui y participent. Or le comportement rationnel n'est pas une prémisse de la théorie économique, bien qu'on présente souvent la chose ainsi.La thèse fondamentale de la théorie est au contraire que la concurrence est ce qui oblige les gens à agir rationnellement pour pouvoir subsister."
Free2B est une réponse concurrentielle, rationnelle au fonctionnement du marché. Une adaptation.Nous irons donc, à pleines dents,  depuis les entreprises Free2B, concurrencer les entreprises du marché. Et elles ne se priveront pas pour en faire autant. La joyeuse empoignade...C'est beau le libéralisme. Nous aurons l'avantage d'une motivation supplémentaire à notre propre intérêt, celui incommensurable d'oeuvrer pour l'intérêt général.  Et, au final, c'est le client, le client-roi, qui décidera ce qu'il achètera et quel modèle économique il souhaite privilégier. 
 
Free2B et l'impôt
Nous adorons payer des impôts. Ils servent à payer des routes, des écoles, de la vie qui va, du service public...Des armes aussi. Dommage. Free2B défend l'idée d'un intérêt général. Cela est différent d'un intérêt public ou collectif. L'intérêt général travaille au bien-être de l'humanité. Nous rachéterons donc les entreprises d'armement pour les désarmer ;-)
 
J'ai une entreprise -

Je veux la certifier Free2B? 

C'est simple, vous respectez le principe fondateur qui organise une entreprise Free2B en transformant le capital privé en capital d'intérêt général inaliénable,en signant la démocratie (1 participant = 1 voix) comme mode de fonctionnement de l'entreprise et la  transparence absolue qui garantit la confiance et la régulation.

 

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